Flashback Patrick Vernay : l'avant et l'après Kona 2011

Publié le par Svip

  Tout d'abord une petite vidéo de "trihebdo" pour donner son état d'esprit avant la course:


  Et malheureusement, le compte rendu de son blog: ici
 Et voilà, c’est la troisième fois que j’abandonne à Hawaï et je pense que c’était la bonne décision car je n’ai  jamais eu aucune sensation, si ce n’est celle de souffrir pour rien, durant les 4 heures de course qui ont précédé mon abandon. Alors c’est certain, on dit toujours que ça va revenir et qu’ensuite on pourra rattraper ceux qui se seront brûler les ailes en partant trop vite, mais ce samedi 8 octobre, non, ça n’était pas du domaine du possible. Courir un marathon en 2h50 eût été utopique, et de toute façon  ce chrono ne m’aurait jamais permis d’accéder à un top 10, même en comptant les éventuels  forfaits de certains de mes adversaires. Mon objectif était clairement défini cette année : entrer dans le top 10 et conjurer le mauvais sort des deux dernières années. Malheureusement, ce n’était guère envisageable, car ni les bras, ni les jambes n’étaient au rendez-vous. Dès lors comment affronter l’élite mondiale et essayer de rester dans la course. Pourtant, cette fois-ci, je n’avais aucun prétexte car rien ne s’est mis en travers de mon chemin. Même si  au départ de la natation j’ai eu beaucoup de mal à poser ma nage, de toute façon je n’avais rien dans le moteur. Sur deux roues, même motif  même punition, à savoir aucun souci matériel ou autre mais juste des jambes dures et qui font mal dès qu’on force un peu. Du coup impossible de tenir le rythme et beaucoup de choses qui passent alors par la tête. Se faire mal pour ceux qui me soutiennent, ma famille, mes partenaires, mes amis et puiser dans mes réserves pour obtenir une performance plus que moyenne ou mettre le clignotant pour se ménager et repartir sur des bases saines. Cruel dilemme. J’ai choisi d’arrêter pour un tas de raisons et même si la déception est énorme pour moi et mon entourage, c’est comme ça, je ne pouvais rien aujourd’hui et j’espère que ce n’était qu’un jour sans, c’est tout. Maintenant il faut oublier, passer à autre chose, même si faire fi de tout ce qui se passe dans ma tête aujourd’hui est une tâche ardue et plus facile à dire qu’à faire. Difficile de ne pas penser à tous les sacrifices réalisés qu’ils soient familiaux, professionnels et financiers.
Voilà donc le résumé de cette journée et ce n’est vraiment pas celui que j’aurais pensé rédiger il y a une semaine. Désormais un petit retour au calme, une déconnexion nécessaire avec le monde du triathlon avec l’objectif de refaire le plein d’énergie pour repartir du bon bien. Encore une journée et demi à Kona et un stop-over à Auckland de la même durée avant de retrouver mon chez-moi et ma famille qui me manque beaucoup.
A bientôt et encore désolé pour ceux qui s’attendaient à me voir taquiner les meilleurs. "
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